Les bébés (0 à 1 an)

Maternel ou infantile, le lait apporte aux bébés tout ce dont ils ont besoin pour bien grandir.

J’allaite mon bébé

Si vous allaitez votre enfant, il est conseillé de le supplémenter en vitamine D : la teneur en vitamine D du lait maternel est souvent trop faible dans les pays tempérés et nordiques, du fait de l’ensoleillement insuffisant. Se supplémenter soi-même n’enrichit que très peu la teneur du lait maternel en vitamine D. La Société française de pédiatrie conseille donc un complément de 1 000-1 200 UI/jour pour les nourrissons allaités (SFP et Vidalhet, 2012).

Plus d’informations sur l’allaitement

Les préparations à base végétale

Si vous ne l’allaitez pas ou si vous souhaitez donner le biberon en complément, il faut donner à votre enfant des préparations pour nourrissons (du lait infantile, ou maternisé, dit « premier âge »). Qu’ils soient nourris avec des préparations à base de végétaux ou avec des préparations à base de lait de vache, les enfants se portent aussi bien.

Les marques suivantes sont à base végétale : Bébé M (bio), Prémiriz (bio) Gallia soja, Novalac riz, Nutrilon soja. Elles sont disponibles en magasin bio ou pharmacies.

Seules Bébé M (bio) et Prémiriz (bio) utilisent de la vitamine D3 issue de lichen ; les autres marques utilisent de la vitamine D3 provenant de la lanoline de mouton (cela ne doit cependant pas vous dissuader d’utiliser ces produits s’ils devaient être les seuls disponibles).

Même si les préparations infantiles contiennent de la vitamine D, la Société française de pédiatrie conseille de donner 600-800 UI/jour de vitamine D en plus du biberon aux nourrissons qui ne sont pas allaités (SFP, 2012).

Attention : les laits végétaux simples (même enrichis en calcium), tout comme le lait de vache, ne conviennent pas à l’alimentation des nourrissons, et ne peuvent pas se substituer à l’utilisation des préparations infantiles ou à l’allaitement.

Quels aliments pour la diversification alimentaire ?

La diversification commence entre 4 et 6 mois, c’est une étape importante pour le développement de votre enfant.

De 4 à 6 mois, les aliments liquides faciles à digérer sont à privilégier : soupes ou purées de légumes, légumineuses en purée, bouillie de céréales mélangée au lait infantile ou à la soupe, compotes ou jus de fruits. C’est aussi la période idéale pour introduire progressivement les allergènes comme l’arachide (sous forme de purée ou de beurre d’arachide) : quand ces aliments sont consommés tôt, le risque d’allergies et d’intolérance diminue significativement lorsque l’enfant est plus grand (ANSES, 2018) (Fewtrel, Bronsky et al., 2017). Si vous constatez la moindre réaction, ne donnez plus l’aliment et consultez un spécialiste.

Le goût se forme tôt et la diversification joue un rôle central : les enfants auront moins de risques d’avoir des difficultés alimentaires si on leur propose une grande variété d’aliments dès le début de leur vie.

La diversification alimentaire continue au-delà de 1 an : vous pouvez consulter notre page Très jeunes enfants pour d’autres informations.

Soja et alimentation des nourrissons

Les préparations infantiles à base de soja sont considérées comme équivalentes à celles à base de lait de vache (NIEHS, 2009-2010 ; Norris, 2011 et American Academy of Pediatrics, 2020). Les études disponibles à ce jour montrent que les enfants qui ont été nourris avec ces préparations à base de soja ont eu une croissance normale et ont grandi sans aucun problème de santé particulier.

En dehors des préparations infantiles, l’ANSES recommande de limiter la consommation de soja chez les enfants de moins de 3 ans (ANSES, 2016). Cependant, d’autres avis et données viennent appuyer le fait qu’une consommation de soja pendant l’enfance et/ou l’adolescence peut avoir un effet protecteur contre le cancer du sein (Messina, 2017). Il semble raisonnable de mettre à disposition quelques aliments à base de soja lors de la diversification alimentaire de votre enfant : comme toutes les légumineuses, le soja présente de nombreux atouts nutritionnels. Et comme pour tout autre aliment, il est préférable de ne pas en consommer excessivement et d’avoir une alimentation la plus variée possible.

Enfants vegan et pédiatrie

De nombreuses institutions comme l’AND (Academy of Nutrition and Dietetic, plus grande association de nutritionnistes et diététiciens au monde) ou la BNF (British Nutrition Foundation) reconnaissent l’alimentation végétale pour les nourrissons comme une alternative viable et saine.

D’autres instances, comme l’Académie royale de médecine de Belgique, ont un avis plus mitigé, voire négatif, sur la question. Il est vrai qu’une alimentation vegan mal équilibrée et non complémentée (à minima en B12) peut avoir de graves conséquences sur le développement d’un enfant. S’assurer d’apports nutritionnels suffisants peut être un peu plus complexe dans un contexte culturel où la consommation de viande, œufs et produits laitiers est la norme, et où l’accompagnement par les professionnels de santé se base essentiellement sur cette norme. Ces préoccupations sont donc légitimes, mais pourraient aussi s’appliquer à une alimentation classique : dans tous les cas, il est nécessaire d’être attentif et rigoureux pour respecter les besoins nutritionnels de l’enfant. Les bébés vegan dont l’alimentation est bien menée et planifiée n’auront pas plus de problèmes que ceux consommant des produits d’origine animale. La position de l’Académie royale de médecine de Belgique est loin d’avoir fait l’unanimité et a été vivement critiquée par un collectif de scientifiques et professionnels de santé, qui l’accusent de tirer des conclusions opposées au contenu des sources utilisées.

Pour les raisons évoquées ci-dessus, il est possible que votre médecin pédiatre se montre réticent face à votre souhait de nourrir votre enfant avec une alimentation végétale. Si la communication peut parfois s’avérer difficile, montrer votre volonté de dialoguer et de bien planifier l’alimentation de votre enfant peut faire tomber de nombreuses barrières. Les professionnels de santé tendent à être de plus en plus ouverts sur ce sujet, et souhaitent généralement mieux s’adapter aux choix de leurs patients. Dans tous les cas, il est essentiel que vous soyez bien accompagné par un professionnel de santé.

Ressources en ligne et lectures conseillées

Si vous souhaitez échanger avec des parents vegan, ou pour savoir comment dialoguer en toute sérénité avec votre pédiatre, il existe des groupes de discussion en ligne (un compte Facebook peut être nécessaire pour accéder à ces groupes).

L’alimentation des bébés et enfants vegans

Les mamans végés, à l’écoute des parents

Vous pouvez également vous rendre sur le blog Enfant végé. Ce dernier a été créé pour faciliter la vie aux parents de bébés et d’enfants végétariens et végétaliens. Il vise à partager des informations utiles et fiables, des expériences, des recettes, des astuces et des réflexions.

Côté livres, Bébé veggie et Petit Végétarien gourmand contiennent de nombreuses recettes vegan et répondront à toutes les questions que se posent les parents végé et tous ceux qui souhaitent offrir à leur bébé une alimentation plus végétale et plus diversifiée. Nourrir son enfant autrement est un livre plus complet qui répond à toutes les préoccupations que l’on peut avoir quand on choisit une alimentation végétale pour son enfant.

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Pour aller plus loin

Références scientifiques

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