Laine, angora et cachemire

Rester au chaud sans nuire aux animaux !
© Reinhold Behringer

 

Laine, angora, cachemire… d’apparence anodine à première vue – il ne s’agirait après tout “que” de leurs poils -, la production de ces différentes matières entraîne toujours la mort d’animaux. Chaque année, moutons, agneaux, lapins et chèvres sont victimes de pratiques cruelles pour notre habillement.

Le saviez-vous ?

Dans l’industrie de la laine, environ 20 % des agneaux meurent avant même d’être sevrés.

La laine

Plus de la moitié de la production de laine mondiale se fait en Chine et en Australie. Les agneaux ont la queue coupée dès leur plus jeune âge, et les mâles sont castrés sans anesthésie.

En raison des conditions d’élevage et de la sélection génétique pour que les moutons produisent toujours plus de laine, ces derniers sont fréquemment victimes de la myase : les mouches pondent dans les replis de leur peau, ce qui provoque des infections lors de l’éclosion des asticots qui se nourrissent de leur chair. Afin de limiter les risque d’infection, de nombreux éleveurs pratiquent le “mulesing” : de larges bandes de peau sont découpées sur l’arrière-train, laissant leur chair à vif, sans obligation d’anesthésie. Le procédé en lui-même est très douloureux ainsi que la cicatrisation qui peut durer plus de 15 jours.

Dans les élevages, la mortalité des jeunes agneaux est fréquente tout comme dans les élevages de moutons pour la viande. La tonte, qui pourrait paraître anodine, est aussi une épreuve traumatisante pour les animaux. En raison des cycles de repousse de la laine, l’ensemble des moutons est tondu à une période très précise, à la hâte en raison du nombre d’animaux. Il en résulte de nombreuses blessures qui peuvent s’infecter.

En plus de toutes ces souffrances infligées aux animaux, la production de laine se révèle être un désastre environnemental. Les émissions de gaz à effet de serre sont très importantes, sans oublier la pollution des cours d’eau et des nappes phréatiques par les excréments et les traitements anti-parasitaires, ainsi que la destruction de la vie sauvage aux alentours.

La laine, souvent utilisée telle quelle dans des pulls, costumes ou autres vêtements, est aussi à la base de la fabrication du feutre.

L’angora

L’angora désigne un type de poils chez plusieurs espèces comme la chèvre, le lapin, le mouton, etc… Dans l’industrie textile, l’angora provient quasi-exclusivement des lapins du même nom. Enfermés dans des cages au sol grillagé, les lapins se blessent aux pattes et développent des comportements stéréotypés. Les plus chanceux seront épilés au peigne ou tondus comme cela peut se pratiquer en Europe. Cependant, 90% de l’angora provient de Chine où les poils des lapins sont simplement arrachés à vif tous les 3 mois, une pratique très cruelle, comme on peut le voir dans les vidéos d’enquête de PeTA. La plupart ne survivent pas au-delà d’un ou deux ans en raison des blessures que cela leur inflige.

L'association One Voice mène une campagne active pour défendre les lapins élevés pour leur fourrure angora.

Le cachemire

Le cachemire est avant tout le nom de l’espèce des chèvres qui sont exploitées pour l’obtenir. La tonte est la pratique la plus courante car la plus rentable, bien que l’épilation au peigne puisse être pratiquée dans de rare cas. Privées de leur toison, les chèvres sont affaiblies et sont plus sensibles au froid et aux maladies. L’élevage des chèvres angora, majoritairement situé en Mongolie et en Chine, entraîne des problèmes écologiques. L'engouement pour le cachemire fait exploser la production, au détriment de l’environnement et des conditions de vie des éleveurs.

En Mongolie, l’augmentation de la taille des troupeaux entraîne le surpâturage et accélère la désertification. Les espaces naturels reculent, et des espèces comme le léopard des neiges se retrouvent menacées. Un désastre écologique, encore aggravé par le dérèglement climatique.

Les alternatives

Aujourd’hui il est très simple de se passer de laine tout en s’habillant chaudement. On trouve de nombreuses polaires fabriquées à base de matériaux recyclés à des prix très raisonnables. Concernant les costumes, de plus en plus de modèles sont fabriqués en tissu synthétique, en coton ou en lin. Pour les inconditionnels du tricot, il existe des pelotes à tricoter de nombreuses matières non-animales, synthétiques comme végétales. La laine n’a plus de réelle utilité et peut être facilement remplacée.

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