La fourrure

Nul besoin de fourrure pour s’habiller chaudement ou être élégant !
© Chris Burke

L’élevage en cages

Il s’agit de la pratique la plus courante, qui concerne 85 % des animaux. Ces derniers sont enfermés dans des cages minuscules au sol grillagé et peuvent être plusieurs milliers par élevage. Le confinement auquel ils sont soumis leur impose une vie de stress et de frustration, ce qui les pousse à s’automutiler et à développer des comportements stéréotypés. Les blessures et les maladies sont courantes, et nombre d’entre eux meurent avant même d’atteindre l’âge d’être abattus.

La mise à mort se fait par des moyens extrêmement douloureux, souvent pour des raisons économiques et pour préserver au maximum la fourrure des animaux tués. Empoisonnement, gazage et électrocution anale sont les méthodes les plus courantes dans cette industrie. Des animaux peuvent également dépecés vivants, en pleine conscience.

Voir notre enquête consacrée à l’élevage de lapins Orylag (France, 2017)

Voir notre enquête consacrée à l’élevage des visons (France, 2018)

Une catastrophe écologique

Comme tout élevage, celui pour la fourrure n’échappe pas à la règle : il est extrêmement néfaste pour l’environnement. Les déjections des visons participent à la pollution des cours d’eau, sans compter que l’alimentation de ces animaux carnivores a un coût non négligeable. Pour chaque kilo de fourrure de vison produite, c’est 563 kg de nourriture qui seront gâchés !

Par rapport à la production d’autres matières textiles, la fourrure a une empreinte environnementale de 2 à 28 fois supérieure (Delft, januari 2011). Une fois retirée des animaux, la fourrure doit être traitée chimiquement afin qu’elle ne pourrisse pas. De nombreux produits polluants comme les sels d’ammonium ou le formaldéhyde peuvent être utilisés.

Le piégeage

Cette pratique plus rare est tout aussi préjudiciable aux animaux. Le piège “à mâchoire” est de très loin le plus utilisé parmi toutes les techniques existantes. Qualifié “d’inhumain” par l’AVMA (American Veterinary Medical Association), il est interdit dans 89 pays en raison des atroces souffrances qu’il occasionne aux animaux.

Une mâchoire en métal se referme sur l’un des membres de l’animal, causant une très grande douleur. Immobilisés, ils restent parfois plusieurs jours sans pouvoir manger ou boire. Ils finissent souvent par mourir de froid, de faim, ou tués par un prédateur. S’ils sont encore vivants lors du retour du trappeur, ils sont généralement battus à mort ou étouffés afin de conserver la fourrure intacte de toute trace de sang. Le piégeage occasionne des nombreux dommages “collatéraux” parmi les animaux sauvages et domestiques. Pour un animal visé, on compte en général de 1 à 10 autres animaux qui meurent du piégeage, dont des chats et chiens domestiques.

Les alternatives à la fourrure

Le plus simple est bien sûr de se passer de fourrure. Pour les personnes qui en aiment l’aspect ou la sensation au toucher, il existe un équivalent sans cruauté avec la fausse fourrure. Elle est fabriquée avec des fibres synthétiques disposées de manière à rappeler la texture et la couleur du pelage des animaux : le résultat est bluffant lorsque la qualité est au rendez-vous !

Avec un prix généralement deux à trois fois plus bas pour une qualité équivalente, la “fausse fourrure” a également l’avantage de moins peser sur l’environnement que la fourrure animale, non seulement cruelle mais en plus polluante. Certaines caractéristiques permettent souvent de distinguer la vraie fourrure de la fausse, mais dans le cas d’une imitation de bonne facture, la distinction au toucher est impossible. Certaines marques se sont engagées à ne plus utiliser de fourrure, elles sont répertoriées sur le site Mode sans fourrure, une initiative de l’association Animalter qui regroupe plus d’une dizaine d’autres associations françaises.

Consulter l’Ecotek, pour en savoir plus
sur les fibres ecofriendly.

Pour aller plus loin

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