Pour l’environnement

Modifier ses habitudes alimentaires et devenir vegan pour peser moins lourd sur la planète.

Ce que nous mangeons a des conséquences directes sur le climat et l’environnement. Végétaliser notre alimentation agit efficacement contre le changement climatique, réduit la pollution et la déforestation et permet la préservation des forêts.

Nous avons une seule planète, préservons-la pour tous, humains et animaux !

Le saviez-vous ?

Chaque repas sans produits animaux allège votre empreinte sur l’environnement !

Climat : la solution est aussi dans notre assiette

Selon la FAO, l’élevage dans son ensemble est responsable de 16,5 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le monde, soit plus que la consommation de carburant de tous les transports réunis.

Ces émissions sont majoritairement dues à l’élevage des ruminants. En effet, produire 1 kg de protéines sous forme de viande de bœuf émet en moyenne 290 kg d’équivalent C02.

L’impact de l’élevage sur le climat est tel que ne pas consommer de produits animaux une journée par semaine réduit davantage nos GES qu’acheter local sept jours sur sept, et l’empreinte carbone d’une alimentation végane est de deux à trois fois moindre que celle d’une alimentation omnivore.

Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, “Passer à un régime sans viande ni produits laitiers ni œufs revient à émettre moins d’émissions carbone que conduire une Prius” ! Et pour cause, selon l’ONG Grain, qui soutient les paysans, l’ensemble des 3 plus grosses entreprises du secteur de la viande et des produits laitiers émettent davantage de gaz à effet de serre que la France entière.

Élevage et effet de serre

Les experts sont formels : il faut réduire notre consommation de viande

Dès 2017, l’European Heart Network a rappelé que les produits animaux sont les aliments qui influent le plus sur le climat et l’environnement et qu’il était par conséquent important d’en consommer moins,  et ce qu’il s’agisse de viande rouge, de viandes transformées,  de poulet ou d’autres viandes.

En 2019, dans un rapport spécialement consacré à l’utilisation des terres agricoles et à l’alimentation, le GIEC a comparé les réductions d’émissions de gaz à effet de serre que pourrait permettre l’adoption de différents régimes alimentaires. L’alimentation vegan (à 100 % d’origine végétale) est celle qui permettrait de réduire le plus les émissions de GES liées à l’alimentation. Arrivent ensuite le régime végétarien (viande ou poisson seulement une fois par mois selon les critères retenus pour cette étude) et le régime flexitarien (réduction des produits d’origine animale).

Manger végétarien est l’écogeste le plus efficace : 6 fois plus puissant que manger bio et local pour réduire ses émissions de GES

D’autres institutions (IDDRI, CNRS, ADEME) ont également élaboré des scénarios pour rendre l’agriculture européenne durable. Un de leurs points communs : la nécessité de réduire la production de viande de 40 % à 50 %. Ce changement ferait baisser la pression sur la production agricole au point de rendre l’Europe totalement autosuffisante et même exportatrice de céréales. Cela rend d’autant plus important le fait de savoir se passer de viande.

Les premiers changements pourraient venir de la restauration scolaire (de la maternelle au lycée). Selon une étude de Greenpeace, y servir deux menus végétariens par semaine permettrait notamment :

  • une réduction de 28 à 38 % des émissions de gaz à effet de serre émis pour produire l’alimentation des cantines ;
  • une réduction de 41 à 51 % des importations d’aliments pour les animaux d’élevage destinés à l’alimentation des cantines (et donc une réduction du risque associé de déforestation importée).

Il va de soi que de proposer en plus un repas végétal tous les jours serait au moins aussi bénéfique.

Lire l’étude de l’IDDRI (fait partie du projet Réussir la transition agroécologique)
Lire l’étude du CNRS et son communiqué de presse

Sauver les forêts

L’élevage et la production de soja pour nourrir le bétail sont les premières causes de déforestation dans le monde. L’élevage bovin est ainsi responsable à 63 % de la destruction de la forêt amazonienne pour l’installation d’exploitations ou de grandes cultures destinées à alimenter les animaux des élevages. Et si les zones de pâturage, quand elles existent, constituent des “puits de carbone”, la reforestation également, et de manière plus efficace.

En France, l’élevage est en plus responsable de 80 % des émissions d’ammoniac, qui est une des principales causes des pluies acides qui causent le dépérissement forestier. Un rapport de 1999 sur l’état des forêts en Europe indiquait que 20 % des terres sont très acides, 2/3 des forêts sont endommagées et  que 21,4 % d’entre elles ont subi une perte de feuilles d’au moins 25 %.

 

Élevage et déforestation
Pluies acides

L'eau en péril

Les lacs, les fleuves, les ruisseaux et les rivières sont eux aussi altérés par les pluies acides dont l’élevage est une des causes majeures : on observe une réduction et une disparition d’espèces aquatiques, très sensibles au changement de pH.

Il faut aussi de l’eau pour produire les céréales que les animaux consomment (on donne des céréales même aux animaux élevés en pâturage) et, bien sûr, il faut de l’eau pour les abreuver. Par exemple, une vache en lactation boit jusqu’à 130 litres d’eau par jour, soit autant qu’un éléphant !

5m3 d’eau sont nécessaires pour produire 1000 calories d’origine animale, contre seulement 1m3 pour 1000 calories d’origine végétale : une alimentation végétale consomme donc cinq fois moins d’eau.

Des algues vertes à la dégradation des récifs coralliens, les conséquences néfastes de l’élevage sont nombreuses dans les milieux aquatiques. L’élevage est la plus grande source de polluants de l’eau à cause des déchets animaux, antibiotiques, hormones, engrais et pesticides utilisés pour les cultures fourragères.

Rien qu’en Bretagne, la population d’animaux d’élevage produit au minimum l’équivalent de la pollution organique de 60 millions d’habitants. En mer, une ferme piscicole de moyenne importance produit autant de rejets qu’une ville de 50 000 habitants.

→ Gaspillage et pollution de l’eau

Pour aller plus loin

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